29 juin – 12 septembre 2011
11h00 – 21h00

Galerie du Centre Pompidou, Paris

Au cours des années 1920, Constantin Brancusi instaure un dialogue fécond entre sa production sculptée, la photographie et le film. Sur les conseils de Man Ray, il entreprend de réaliser des photographies de ses sculptures et peu après, de les filmer.

À travers un ensemble exceptionnel d’une centaine de photographies et de films inédits, l’exposition montre, pour la première fois, sa production photographique et cinématographique en explorant les divers aspects de cette relation.

Mieux que tout autre artiste de sa génération, Constantin Brancusi a pleinement conscience de la révolution que les procédés de reproduction analogiques, film et photographie, allaient accomplir sur la perception de l’oeuvre d’art. L’artiste entreprend de rechercher la vérité même des oeuvres reproduites – le dynamisme, l’énergie et les vibrations qui s’en dégagent.

Jeux détonnants sur la lumière et les matériaux, sur le mouvement et sur le cadrage, essais innombrables sur les multiples états possibles d’un même cliché et d’une même oeuvre, allers-retours incessants entre l’image animée et l’image arrêtée, contribuent à la construction d’un regard singulier sur ses productions sculptées.

Par delà la saisie de ses sculptures, ces préoccupations se retrouvent pleinement exprimées dans le reste de sa production filmique et photographique encore peu étudiée – films de voyage, photographies d’amis dans l’atelier, de modèles dansant parmi ses sculptures, essais expérimentaux divers… Constantin Brancusi a, par le prisme de l’enregistrement analogique, accompli une métamorphose profonde de ses oeuvres, les révélant sous un jour nouveau.